Exposition : Paul-Émile Victor en BD

Thônes (74) du 04/04/26 au 18/04/26


La vie de l'explorateur polaire jurassien en 4 tomes de 48 pages. 

Pour comprendre comment ce jeune Jurassien, épris d'aventure et d'espace, est devenu cet homme, rare, qui a contribué à changer notre vision de la planète.

Il existe différents types de BD. On trouve la bande dessinée d'aventure, d'horreur, fantastique, de guerre, de science-fiction, de western, documentaire. La série Paul-Émile se situe dans le genre biographique. 

Une BD peut être en noir et blanc ou en nuance de gris et bien sûr en couleur. Le choix final est autant esthétique que financier. Une BD en couleurs coutant plus cher à réaliser que la même en N&B.

La couleur participe autant à la BD que l'écriture. Elle donne un ton, un rythme et met les personnages en valeur.

Chemin de fer, exposition PEV en BD.


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm : 

Titre : Paul-Émile Victor en BD

La série biographique en bande dessinée sur l'explorateur Paul-Émile Victor se compose de 4 albums de 48 pages, plus un dossier de 6 pages en fin de chaque volume. Le tome 1 est en librairie depuis avril 2024, le tome 2 depuis juin 2025. Le tome 3 est en cours et sera en librairie à partir de septembre 2026, le tome 4 au cours de l'année 2027.


Pourquoi-mettre en dessins et en bulles la vie de Paul-Emile Victor ?

Stéphane Niveau : Oui, en effet, on peut se dire qu’en la matière, tout a déjà été fait : deux biographies, des documentaires, des films, des articles en tous genres, un site Internet, une page Wikipédia… Eh bien non, car la vie de ce personnage n’avait pas encore été racontée en bande dessinée. Après cela seulement on pourra dire que tout a été fait ! Pour chaque média, il y a un public. Il fallait donc faire rencontrer le personnage et un public nouveau, notamment ceux qui n’ont pas connu l’explorateur de son vivant. Rappelons-le, il nous a quittés il y a déjà presque trente ans.

Stéphane Dugast : Un tournage au Groenland, un avion raté à Kulusuk, une semaine à attendre en plein hiver avec Stéphane Niveau, l’occasion était trop belle. Stéphane est lui aussi grand spécialiste de l’explorateur, lui qui a dirigé dans le Jura le centre polaire Paul-Émile Victor puis co-fondé, avec Jean-Christophe Victor, l’Espace des Mondes Polaires Paul-Émile Victor. Nous avons alors imaginé sans peine cette série BD, un genre littéraire que nous adorons tous les deux. Néanmoins sans expérience dans le domaine, nous savions que cela allait être difficile de trouver un éditeur. Et le miracle est arrivé… de Franche-Comté ! Comme aime à dire Daphné Victor, la fille de l’explorateur : « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rencontres ». Alain Mandel, des Éditions du Sékoya, s’est enthousiasmé pour le projet, après le succès de sa BD consacrée à Louis Pasteur. Éditée en 2022, elle a reçu le prix du livre "Sciences pour tous" des lycéens en 2023, et ses dessins sont signés d’un certain Laurent Seigneuret


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm : 

Titre : Ex-libris

Un ex-libris est par définition un tampon personnalisé ou une étiquette placée à l'intérieur de la couverture du livre indiquant le nom du propriétaire ou de la bibliothèque à laquelle il appartient. L'explorateur en dessina plusieurs, qu'il est difficile, mais possible de trouver chez les bouquinistes.

Ex-libris trouvé dans Mid-Ice, The story of Wegener, Expedition to Greenland, New-York 1935


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Chemin de fer, tome 1

Il s'agit pour le scénariste de la représentation du contenu chronologique de l'album, avec une vision globale des 48 pages. Cette représentation schématique permet de visualiser le découpage des scènes, les changements narratifs, la mise en place de raccord temporel, soit tout ce qui concourt à la meilleure organisation de l'album. A partir de ce chemin de fer, le scénariste découpe les pages ("les planches") en un certain nombre de cases. Une pleine planche comporte une seule case. La planche 34 est composée de 8 cases.


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Panneau Dibond, 3mm, 70 x 100 cm

Titre : Couverture tome 1

Parmi les milliers de titres qui sortent chaque année en librairie, il convient d'essayer de se démarquer des grosses maisons d'éditions et des auteurs habituels. Il convient également de résumer l'album en une seule image. Il peut s'agir d'une image que l'on retrouve dans l'album ou d'une métaphore résumant les 48 pages, ce qui est le cas ici. Le skieur, Paul-Émile Victor jeune, "mais il est possible de s'identifier à lui puisque nous ne voyons pas son visage" ne rechigne pas à l'effort et grimpe, skis dans le dos, vers le sommet qui représente son destin ou son avenir encore incertain dans le tome 1. Le choix des couleurs renforce la scène qui se joue ici, mais sert aussi, en librairie, à attirer l'œil. L'éditeur a le dernier mot sur cette partie de l'album.

Pourquoi réaliser quatre tomes plutôt qu'un album ?

SN : Parce que la vie de Paul-Émile Victor s’étale sur 87 ans et qu’elle s’apparente à un véritable roman. Il croise le commandant Charcot, Saint-Exupéry, le commandant Cousteau, Haroun Tazieff, les présidents Auriol, De Gaulle, Mitterrand, pour ne citer qu’eux. Ses aventures le mènent du Jura au Groenland, jusqu’en Antarctique via l’Alaska et la Polynésie… Bref, Paul-Émile Victor a mené une vie incroyable qu’il aurait été impossible de montrer en 48 pages. En faisant le découpage des séquences que nous voulions montrer, il nous est rapidement apparu que quatre albums étaient nécessaires pour montrer cette vie palpitante et cela, tout en faisant bien entendu encore des coupes douloureuses.

SD : Pendant que je co-écrivais la première biographie de l’explorateur, je rêvais d’en faire une BD. Paul-Émile a une gueule et du charisme mais, avant cela, il lui a fallu se dépasser pour ne pas devenir le « digne-fils-successeur-de-son-père-fabriquant-depipes-en-bois-de-bruyère-à-Lons-le-Saunier-Jura » ! Depuis près de vingt ans, je m’intéresse à lui, au point d’avoir glissé mes pas dans les siens au Groenland et ailleurs, d’avoir réalisé des reportages, deux biographies et trois films documentaires dans lequel il apparaît. Pour autant, il y a encore tant à raconter à son sujet, notamment auprès des plus jeunes.


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Panneau PVC 5mm, 60 x 80 cm  

Titre : Tome 1, PEV par Daphné Victor

Née en 1952, Daphné Victor est la fille de Paul-Émile Victor. Après des études de droit, elle devient spécialiste de la propriété intellectuelle. Depuis la mort de son père, elle gère au nom de la famille, le patrimoine littéraire et artistique paternel. Elle est la co-autrice de la biographie officielle de l'explorateur "J'ai toujours vécu demain", édition Robert Laffont et "Paul-Emile Victor, le rêve et l'action" aux éditions Paulsen. Daphné Victor est présidente du Fonds de dotation Paul-Emile Victor : ici


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm 

Titre : Tome 1, planche 3

La réalisation d'une planche est un long processus. L'illustrateur part d'un storyboard : la planche étant, grossièrement dessinée permet de vérifier que toutes les idées des auteurs sont bien comprises. Après la validation de l'approche de la planche, il est réalisé un crayonné qui permet de mettre plus de détails, de positionner les cartouches (informations complémentaires données aux lecteurs) et les bulles (paroles des personnages). Après relecture et validation des textes, la planche est encrée. Une fois cette étape réalisée, la planche est envoyée au coloriste qui finalise la page. Pour cet album, il a fallu 1 mois de travail pour réaliser 5 planches, en passant à chaque fois pour toutes ces étapes.

Quels sont ls défis relevés pour cette adaptation en bande dessinée ?

SN : C’est d’abord un long travail de découpage. La difficulté est de choisir des séquences clefs de sa vie qui permettent de comprendre la construction du personnage tout en apportant de l’intérêt narratif ou graphique. Le personnage nous emmène sous toutes les latitudes, du polaire au tropical, des salles de conférence à la banquise, des petits fours de soirées mondaines aux raids en traîneau à chiens. Et pourtant, tout se tient. C’est comme dérouler une grosse pelote de laine. La personnalité du personnage est le fil conducteur. Il est vrai que, transposé sous forme de bulles, raconter la vie d’un personnage complexe comme Paul-Émile Victor peut être réducteur, mais le dessin de Laurent Seigneuret est là pour apporter un équilibre en montrant ce qui n’est pas dit.

SD : Les bulles et les cases ne doivent pas raconter le dessin, c’est une évidence. Il faut qu’il y ait du rythme et de l’action pour ne pas ennuyer le lecteur. Et la bande dessinée, c’est l’art de l’ellipse. Il faut choisir dès lors avec soin les épisodes clefs et décisives de la vie de l’explorateur. Mes premiers jets étaient trop bavards et trop consistants, j’ai pu heureusement compter sur Stéphane Niveau qui sait mieux que moi aller à l’essentiel. Quant aux dialogues, je n’avais qu’une peur, c’est qu’ils soient mièvres et sans relief. Je les ai lus, relus, lissés, relissés, pour trouver une poésie des mots. Ça a été un véritable travail d’équipe, transcendé ensuite par les dessins de Laurent. Son trait très réaliste nous a obligés à réaliser une recherche documentaire conséquente pour lui faire gagner du temps, et surtout coller au plus près de la réalité. Daphné Victor, à son tour, nous a apporté une aide précieuse pour trouver les bons documents.


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm 

Titre : Tome 1, planche 22

"Ce matin-là, quelque chose avait changé soudain dans la brume légère. Je sais aujourd'hui qu'il s'agit d'une odeur, celle de la glace proche. C'est le Pacha qui nous le dit : "Les glaces ne sont pas loin". Dans l'après-midi, le premier glaçon apparut sur l'avant. Un glaçon. Pas un iceberg. Tout le monde était sur le pont à regarder ce minuscule morceau torturé par la fonte, ce qu'on appelle dans le jargon français correspondant : un cygne ou un bourguignon. Et puis, là-bas, là où l'horizon aurait dû être, la brume était plus blanche, plus brillante. Avec l'autorisation de Charcot, j'étais monté dans le nid-de-pie. Je n'ai pas de honte à l'avouer, mon cœur se mit à battre très fort lorsque, pour la première fois, j'aperçus la banquise, la vraie".

Paul-Émile Victor, Du Groenland à Tahiti, Fernand Nathan 1977



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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm 

Titre : Tome 1, planche 26

"Au cours des quelques jours pendant lesquels le Pourquoi-Pas? s'arrête au Scoresby-Sund (côte nord-est du Groenland) avant d'appareiller de nouveau pour aller nous déposer à Ammassalik, mes compagnons et moi, impatients de commencer le travail pour lequel nous sommes venus, nous partons dans la nature "à la découverte". Accompagnés par un Eskimo qui ne demande qu'à nous servir de guide, nous allons de vieilles tombes en cavernes."

Paul-Émile Victor, Premières expéditions au Groenland 1934-1937, Nathan 1990


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 1, planche 32

"Quoi qu'il en soit et jusqu'à nos jours, il a existé un type de chien, dit "eskimo", qui présentait, aussi bien dans l'apparence que dans le comportement, des caractéristiques constantes et définies, même si plusieurs variétés voisines de ce chien pouvaient être observées.

Il est bâti en force, musclé, vigoureux et résistant. Sa tête, qui rappelle un peu celle du loup, en moins gros et moins triangulaire, possède un crâne arrondi, un museau pointu et des oreilles courtes pointées vers l'avant. Les membres sont forts, l'ossature puissante, et la cage thoracique profonde."

Paul-Émile Victor, Chiens de traîneaux, compagnons du risque, Flammarion, 1974.


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 1, planche 41

"Toute la côte est du Groenland est baignée par un courant froid qui descend de la mer Arctique. Les glaces qu'il charrie, compactes, interdisent toute navigation en hiver à travers une banquise large de plusieurs centaines de kilomètres. Banquise d'autant plus infranchissable qu'elle est composée d'immenses "flœs" venant de la mer Arctique, de glace de mer de l'hiver, et des impressionnants icebergs vomis par les majestueux glaciers par lesquels l'énorme calotte de glace qui couvre le Groenland déverse son surplus".

Paul-Émile Victor, La vie des Eskimos, Fernand Nathan, 1975

Que retenir des années "jeunes et tendres"?

SN : Le tome 1 se concentre sur les trente premières années du personnage. Il raconte comment un homme se construit, comment un caractère s’affirme. Les graines de l’aventure sont certainement présentes en chacun de nous tous. Avec ses premières années, Paul-Émile Victor nous montre que lui a su aller les chercher pour les cultiver et les récolter. Le tome 1 nous narre cet apprentissage, loin d’être évident. C’est en quelque sorte l’école de l’aventure, celle qui transforme les opportunités en actions. Et si les opportunités n’arrivent pas , Paul-Émile nous apprend qu’il faut tout mettre en oeuvre pour aller les chercher.

SD : Les années de jeunesse de l’explorateur sont bien entendu décisives pour la suite. Chronologie des faits oblige, le Jura est à l’honneur dans ce premier tome, alors que le second tome sera quant à lui tout blanc et tout glacé ! Pour autant, nous racontons dans ce tome 1 sa première expédition au Groenland, et son embarquement sur le mythique trois-mâts barque Pourquoi-Pas ?, qui peine à se frayer un chemin dans les glaces. Bref, un parfum d’aventures souffle, avant trois autres albums tout aussi palpitants !


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 1, planche 48

"Juin 1935. La débâcle ; raids en embarcations. Démolir les meubles pour en faire des caisses, prendre les dernières notes et le Pourquoi-Pas ? est là à nouveau. Nous allons à sa rencontre dans les glaces en kayaks. Deux brins nous hissent jusque sur le pont. Charcot nous embrasse. Il y a un an, déjà, seulement...

Les caisses de vivres ont fait place aux caisses de collections ethnographiques, anthropologiques, géologiques destinés au Muséum national d'Histoire naturelle, et au Musée d'Ethnographie du Trocadéro."

Paul-Émile Victor, Boréal et Banquise, Grasset, 1997


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Panneau Dibond, 3mm, 70 x 90 cm

Titre : Couverture tome 2

Le tome 1 couvre les 28 premières années de Paul-Émile, alors que le tome 2 ne couvre que 4 années du jeune homme. Cette période groenlandaise fut riche en évènement et grava à jamais sa destinée. Il convenait aux auteurs de s'attarder sur cette période pour bien comprendre la psychologie du personnage et appréhender les années qui suivront.

Traversée de l'Inlandsis. Le 17 mai, les quatre membres de l'expédition se sont réunis à Jacobshavn et ont rejoint Askugdlit en bateau à moteur.  Avec l'aide de six Esquimaux et leurs traîneaux à chiens, ils ont atteint le camp du Pavillon Noir en trois jours, malgré des difficultés liées à la fonte des neiges.  Le 23 mai, les Esquimaux sont retournés à la côte, laissant l'expédition autonome.  La charge totale de 1 500 kg, répartie sur trois traîneaux tirés par onze chiens chacun, comprenait des rations pour sept semaines, du matériel de campement, des équipements cinématographiques et photographiques, des instruments de navigation et météorologiques, ainsi qu'un canot pliant.  Entre le 27 mai et le 3 juin, les conditions météorologiques étaient variables, permettant une progression raisonnable. Du 4 au 24 juin, les conditions se sont détériorées avec des chutes de neige fréquentes et des vents violents contraires.  Ces conditions difficiles ont entraîné une modification de l'itinéraire dès le 16 juin, avec un abandon partiel des vivres et du matériel excédentaire. Les rations ont été réduites. Le 25 juin, les conditions se sont améliorées, et l'expédition a atteint la côte est à Base Fjord le 5 juillet, après 27 étapes immédiatement 

Résumé de la traversée :  

  • Durée : 45 jours (du 26 mai au 5 juillet).
  • Distance parcourue : 670 km en ligne droite, 820 km en tenant compte des relais.
  • Moyenne : 30,3 km par étape.
  • Conditions météorologiques :
    • 16 jours avec nébulosité maximale.
    • 5 jours sans nébulosité.
    • 29 jours avec précipitations (neige ou pluie).
    • 8 jours avec vents de 15 m/s.
    • 4 jours sans vent.
    • Vent contraire (sud-est) pendant 28 jours. 
  • Températures : minima de -27,5°C, 12 jours sous -10°C. 
  • Altitude maximale atteinte : environ 2 700 mètres.

La traversée de l'Inlandsis a été un défi physique et logistique, marqué par des conditions climatiques extrêmes et des sacrifices, notamment la perte de plusieurs chiens. 

D'après le Revue du club alpin français, juillet 1937, N°291


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 2, PEV par Stéphane Victor

Stéphane est le frère jumeau de Daphné. Né à Neuilly-sur-Seine en 1952, Stéphane a suivi des études d'architecture et de décoration intérieure à l'école Boulle à Paris. Il est moniteur de ski et de voile et de stand-up paddle, et a dirigé des installations sportives, touristiques et de loisirs. 


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 2, planche 8

Paris-Soir est un quotidien français fondé à Paris en 1923 par Eugène Merle, puis repris et dirigé à partir de 1930 par Jean Prouvost. Pierre Lazareff rejoint alors le journal. A eux deux ils en feront un des titres phares de la presse française. L'immeuble de presse au 37, rue du Louvre est spécialement construit par Fernand Leroy et Jacques Cury en 1934 pour abriter le journal].À la fin des années 1930, il devient le plus grand journal français par son tirage, devant Le Petit Parisien.

C'est avec la planche 8 que nous découvrons le journaliste et patron de presse Pierre Lazareff. Il a du flair et reconnaît immédiatement le bon filon de l'expédition de PEV. Il va véritablement faire de l'explorateur un personnage public.


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 2, planche 13

Au début des années 1920, l'ingénieur et architecte Gustave Lyon, directeur de la manufacture de pianos Pleyel, décide de faire construire à Paris un grand centre musical avec en son cœur une salle de concert symphonique de trois mille places bénéficiant des dernières recherches en acoustique musicale, et intégrant des studios et des espaces d'accueil et d'exposition, permettant notamment de promouvoir les instruments produits par la société Pleyel. Le 19 juillet 1928, la grande salle est ravagée par un incendie. La reconstruction sera rapide. La capacité de la salle sera ramenée à 2 546 places.

A ce jour, Paul-Émile Victor détient toujours le record du nombre de conférences données par une même personne.


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 2, planche 37

"Lundi 15 mars 1937, 15h00.

Debout sur nos traîneaux, nous ne sommes plus que des yeux qui scrutent les moindres coins de neige pour y découvrir la tache jaunâtre qui pourrait être un ours. Après un passage impressionnant sous une falaise, où les traîneaux avancent avec peine et bondissent de gauche à droite, dans un enchevêtrement de glaces et d'icebergs, nous débouchons enfin sur une surface plate et lisse qui s'étend devant cet immense glacier appelé par les esquimaux "iguertewa" (celui qui est large), et qui sur les cartes danoises est nommé : Steenstruo Braer."

Paul-Émile Victor, Boréal et Banquise, Grasset, 1997


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 2, planche 40

"12 heures. Midi.

Impossible de dormir vraiment. Je me lève pour aller faire un tour dehors, espérant qu'au retour je pourrai dormir. J'enfile mes kamiks et mets mes lunettes. Dehors, il y un soleil de plomb, pas un nuage, pas un brin de vent. La réverbération de la neige est très intense, mais j'ai l'impression que celles des falaises rouges qui se dressent juste au dessus de la tente, est plus intense encore. Je vais voir les chiens qui sont tous sages. leurs traits sont dans un ordre parfait. je pense aux traits de nos chiens sur l'Ica Cap ! et aux nœuds et aux nœuds que nous trouvions en nous levant. Je rentre et je m'étends à nouveau dans la tente avec la vigoureuse résolution de dormir. Kristian ronfle, siffle, souffle, transpire, claque de la langue et des lèvres, soupire; gémit."

Paul-Émile Victor, Boréal et Banquise, Grasset

Carte, côte est du Groenland, Tasiilaq-Kulusuk, 1:250 000

"Mon ami Kristian et moi avons exploré l’arrière-pays d’Ammassalik, encore totalement inconnu. Aujourd’hui, il porte, sur toutes les cartes du monde, les noms français que je lui ai donnés : glacier de France, glacier de Franche-Comté, glacier du Jura, falaise Charcot, etc." PEV.


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Tome 2, planche 48

De retour en France en août 1937, Paul-Émile exploite les données récoltées durant son séjour au Groenland. Il publie Boréal en 1938 et Banquise en 1939. Afin de prouver que les techniques polaires peuvent pallier les problèmes de transport d'hommes et de matériel en milieu enneigé, il effectue début 1938 un raid transalpin en traîneaux à chiens entre Nice et Chamonix.

Site : paulemilevictor.fr


Paris soir, 15 Février 1938

Paul-Émile, descente du Col de la Noire, Hautes-Alpes, 23/02/1938

Calendrier de raid alpin du 16/0/38 au 23/02/38

Calendrier de raid alpin du 24/02/38 au 05/03/38


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : PEV par Laurent Seigneuret, illustrateur

Quelles ont été les difficultés techniques ou narratives pour cet album ?

Laurent : "Comme dans toute bande dessinée, comique, réaliste, de science-fiction, etc... la difficulté réside dans le fait de réussir à faire comprendre aux lecteurs toute l'intensité et le déroulement d'une action, d'une histoire, ainsi que les émotions. Contrairement au cinéma ou à un film documentaire, dont le travail et les termes professionnels sont très proches, une action doit être très souvent coupée en une, deux voire trois cases pour raconter ce que le cinéma montrera en totalité en plusieurs minutes d'action. Nous sommes donc limités par le nombre de cases sur une page et le nombre totale de pages. On peut passer d'un plan d'ensemble à un gros plan puis à un plan rapproché, un champ contre-champ et bien d'autres plans, il faut seulement trouver le bon rythme afin de maintenir l'action vivante jusqu'à sa conclusion. Il faut que les ellipses soient lisibles et surtout compréhensibles.

Un exemple : le voilier Pourquoi-Pas? appareille de France et transite par une case avec la carte maritime situant l'action, puis dans la case suivante, on le trouve ancré dans un fjord. La façon de composer toute cette action ne prend que trois cases et pourtant l'esprit, lui, a fait le lien en voyant le navire secoué dans la tempête tout au long de ce parcours maritime. La narration, le rythme et le découpage ne doivent pas faire perdre le fil au lecteur, car dans ce cas, l'histoire deviendrait en partie fastidieuse, voire incompréhensible. 

Une autre difficulté et non des moindres, surtout lorsque l'on s'attaque à raconter la vie de personnage ayant existé, c'est de trouver la bonne documentation. La bande dessinée réaliste et de surcroît historique, comme dans le cas de Paul-Émile Victor, est très chronophage. Chaque détail compte et doit être validé."

Quelles ont été les difficultés techniques ou narratives pour ces albums ?

Laurent Seigneuret (Illustrateur) : Comme dans toute bande dessinée, la difficulté réside dans le fait de réussir, en un nombre de planches et de cases très limité, à faire comprendre aux lecteurs toute l’intensité et le déroulement d’une action, d’une histoire, ainsi que les émotions. Contrairement au cinéma ou à un film documentaire, dont le travail et les termes professionnels sont très proches, une action doit être très souvent coupée en une, deux, voire trois cases pour raconter ce que le cinéma montrera en totalité en plusieurs minutes d’action. Nous sommes donc limités par le nombre de cases sur une page et le nombre de pages au total. O npeut passer d’un plan d’ensemble à un gros plan puis à un plan rapproché, un champ contre-champ et bien d’autres plans, il faut seulement trouver le bon rythme afin de maintenir l’action vivante jusqu’à sa conclusion. Il faut que les ellipses soient lisibles et surtout compréhensibles. Un exemple : le voilier Pourquoi-Pas ? appareille de France et transite par une case avec la carte maritime situant l’action, puis, dans la case suivante, on le trouve ancré dans un fjord. La façon de composer toute cette action ne prend que trois, voire quatre cases, et pourtant l’esprit, lui, a fait le lien en voyant le navire secoué dans la tempête tout au long de ce parcours maritime. La narration, le rythme et le découpage ne doivent pas faire perdre le fil au lecteur, car dans ce cas, l’histoire deviendrait en partie fastidieuse, voire incompréhensible. C’est là un véritable défi pour les auteurs et dessinateurs de BD. Une autre difficulté, surtout lorsque l’on s’attaque à raconter la vie de personnages célèbres, c’est de trouver la bonne documentation. La bande dessinée réaliste et de surcroît historique, comme dans le cas de Paul-Émile-Victor, est très chronophage. Heureusement, le travail d’équipe permet de compter sur ses collègues scénaristes ainsi que Daphné Victor, sa fille, pour la documentation iconographique. Des aides très précieuses pour m’aider à construire mes dessins, qu’il s’agisse des personnages ou des décors. 

Autre difficulté du métier : le temps. Il faut savoir que pour réaliser un album BD - scénario, croquis, recherches de personnages, découpages, crayonnés, encrage et mise en couleurs - il faut compter environ une année. Le contrat de la maison d’édition avec qui vous allez signer et concrétiser votre projet aura donc une date limite de remise de votre travail en vue d’une impression. Ces dates de remise sont souvent très courtes, obligeant les auteurs à travailler non-stop et rapidement, afin de respecter les engagements et la date de parution en librairie. Je vais arrêter là mon plaidoyer d’auteur, car il faudrait un album BD de 48 planches pour décrire les difficultés rencontrées dans le parcours créatif d’une BD ! Mais quelle satisfaction lorsque vous avez terminé votre album ! Pour rien au monde je ne changerais de métier.


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Les auteurs

Laurent Seigneuret en pleine action sur le tome 2

Qu'aimes-tu chez Paul-Émile, ce personnage incontestablement haut en couleurs ?

LS : Je crois aimer chez cet enfant, cet adolescent, puis cet homme, sa volonté et sa détermination, sa façon de rêver et de concrétiser ses rêves. Comme de nombreuses personnes, je connais ou plutôt, je croyais connaître la vie de Paul-Émile Victor. Mais ce que j’en connaissais n’était que la partie immergée de l’iceberg. En suivant son parcours, on finit par rêver à notre tour. Qui n’a jamais voulu être un aventurier, partir parcourir le monde, vivre des aventures incroyables ? En suivant son épopée, en découvrant son incroyable volonté et son parcours a typique, on arrive à ressentir ce qu’il a dû ressentir à un instant T. De sa volonté à ses doutes, et parfois sa détresse, on ne peut résister à l’envie d’en découvrir plus encore. Je peux affirmer, sans l’ombre d’un doute, qu’en dessinant ce personnage tout au long de ses pérégrinations du tome 1 et du 2, j’ai voyagé moi aussi en compagnie de Paul-Émile, de France à l’Islande puis jusqu’à Angmagssalik au Groenland, à la découverte du pays de la banquise et des icebergs, mais surtout de ses habitants. Si une personne m’avait regardé par la fenêtre de mon atelier en train de travailler à ma table, crayonnant et encrant les planches de ces tomes, elle m’aurait pris pour un fou en me voyant sourire, grimacer, gesticuler parfois sur ma chaise, car je me prenais à rêver d’être Paul-Émile. J’espère que nos futur(e)s lectrices et lecteurs trouveront à leur tour ce sentiment de liberté, de joie, de peur parfois, en suivant les pas de cet illustre explorateur, de surcroît jurassien d’origine. Il n’y a pas de plus grande satisfaction pour des auteurs de bandes dessinées que celle de lectrices et lecteurs venant les voir en festival ou salon BD avec leurs albums, et annoncer avoir ressenti le mal de mer dans la tempête sur le Pourquoi-Pas ? du commandant Charcot, le vent et le vol des goélands au-dessus du fjord d’Angmagssalik, les rayons du timide soleil leur réchauffer le visage, ou encore la détresse de Paul-Émile pris de doute. J’espère que vous trouverez le même plaisir à lire notre bande dessinée que j’en ai eu à la réaliser. En tout cas, je vous souhaite à toutes et tous une bonne lecture.

Laurent Seigneuret en pleine action, tome 2.


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Panneau PVC, 5mm, 60 x 80 cm

Titre : Les partenaires


Planches originales encadrées 

Encadrements 50 x 70 cm

Planche 11, tome 1 ; Planche 46, tome 1 ; Planche 15, tome 2 ; Planche 22, tome 2


Photo Paul-Émile Victor, 1936

Panneau Dibond, 5 mm 80 x 100 cm

Été 1936 – Kangerlugssuatsiak - Jeune fille

Photo Paul-Émile Victor, 1936

Panneau Dibond, 5 mm 80 x 100 cm

"Assis au bord de l’eau, je rêve. Je suis revenu au pays de Doumidia. Kristian m’accompagnera, et toute la famille, dans le fjord isolé où nous avons choisi, lui et moi, d’hiverner. Doumidia sera à mes côtés. Elle m’aidera dans mes enquêtes, dépècera les phoques que je ramènerai de la chasse, réparera mes vêtements, assouplira mes kamiks, fera cuire mon riz et préparera le pain comme je le leur ai enseigné il y a un an. Elle sera à mes côtés pendant les heures de lassitude. Elle sera pour tous : Wittou’s noudia, la Doumidia de Wittou, ma compagne. Elle m’attend." PEV.

Photo Paul-Émile Victor, 1936

Panneau Dibond, 5 mm 70 x 100 cm

"L’unakrit est la lampe à huile des Ammassalimiout. Taillé dans la pierre douce (stéatite, pierre à savon), il sert à éclairer et à chauffer, et assure la cuisson des aliments. Dans les maisons de pierres et de mottes d’herbe ou, en été, dans les tentes de peaux de phoque sur squelette de bois, devant la plate-forme où vivent les familles, chacune d’elles possède un unakrit plus ou moins grand selon l’importance du groupe familial". PEV.

Les maisons d'hivernage des Eskimos de l'Est, en pierre et en terre, sont rectangulaires. leur taille varie avec le nombre de familles, généralement parentes les unes des autres, qu'elles abritent. Les plus grandes peuvent loger plusieurs dizaines de personnes, jusqu'à une quarantaine, sans compter les chiots et les chiennes allaitant leur progéniture. Elles sont généralement adossées à un monticule de telle sorte qu'un côté du toit repose sur la partie supérieurs et se trouve au niveau naturel du terrain. L'armature du toit est faite de bois de flottage ou d'os de grands mammifères marins, tels que les côtes de baleines.


Photo Paul-Émile Victor, 1936

Panneau Dibond, 5 mm 70 x 100 cm

Été 1936 – Kangerlugssuatsiak - Enfant

Photo Paul-Émile Victor, 1936

Panneau Dibond, 5 mm 70 x 100 cm

Été 1936 – Kangerlugssuatsiak - Enfant


Pour aller encore plus loin :

Feuille de 50 timbres Paul-Emile Victor (série Les grands aventuriers). Dessinateur : Marc Taraskoff. Date d'émission 18/09/2000. Retrait : 13/04/2001. Format imp. : 22 x 36 mm.


Bibliographie Paul-Émile Victor

- 1938 : Boréal - récit - Grasset

Extrait : "Mardi 9 septembre 1936. (...) Retour à la hutte. Nous ramons en silence dans la nuit tombante et dans la brume. A peine arrivés, un énorme iceberg s'écroule. C'était un iceberg qui ressemblait à un château fort avec deux donjons jumeaux. L'un deux s'écroulant, toute la masse énorme se met en mouvement et s'effrite petit à petit dans un bruit de tonnerre, soulevant des vagues d'écume. Elles balancent les icebergs environnants comme le fait la houle. Quand enfin ces vagues arrivent au pied de la hutte, elles se brisent sur les rochers en grands éclats blancs qui montent jusqu'à nous."

- 1939 : Banquise - récit - Grasset

- 1939 : Jeux de ficelle chez les lapons nord occidentaux, Stockholm - publication scientifique, ethnographie

- 1940 : Expéditions françaises au Groenland, 1934-1937. Contributions à l'ethnographie des eskimos d'Angmagssalik (jeux d'enfants et d'adultes chez les Eskimo d'Angmagssalik. Les jeux de ficelle "cats' craddle"), éd. C.A. Reitzels Forlag Copenhague - publication scientifique, ethnographie

- 1941 : La Poterie pré-caraïbe à la Martinique - publication scientifique, ethnographie

- 1942 : Polar survivol, US Air Force - publication technique

- 1942 : Polar technics, US Air Force - publication technique

- 1948 : Coutumes et techniques de la piste blanche - ethnographie

- 1948 : Apoutsiak, le petit flocon de neige - album pour enfants - Flammarion

- 1949 : Techniques; chasse, piégeages, pêche, pour survivre dans les régions polaires

- 1951 : Poèmes esquimau - Seghers

- 1951 : Groenland 1948 -1949 90 photographies en noir et en couleurs de J-J.Languepin, M Ichac, J.Masson. - Arthaud

- 1952 : Aventure esquimau - Julliard, Coll. La Croix du Sud - récit ethnographique

- 1953 : La Grande faim - Julliard - récit ethnographique

Extrait : "Ce livre est dédié aux Danois, à tous les Danois qui ont donné au monde l'exemple d'une colonisation entièrement altruiste et désintéressé, celle du Groenland"

- 1953 : Glaciology of the Groenland ice-cap, Georgetown University USA - glaciologie

- 1956 : Les Explorations polaires - Nouvelle librairie de France

- 195: Pôle Sud - Hachette

- 1958 : Progrès des techniques polaires - Nathan

- 1960 : Aventures aux pôles - Ima

- 1960 : Les Glaces - Larousse

- 1960 : Exposition Groenland. Le Danemark arctique. Catalogue de l'exposition à la Maison du Danemark 1960 (ouvrage collectif)

- 1961 : La Voie lactée - Julliard

- 1962 : Biologie antarctique et logistique - EPF

- 1962 : L'Homme à la conquête des pôles - Plon - histoire

- 1963 : Pôle Nord - Hachette

- 1963 : À l'assaut des pôles - RST

- 1963 : Aventures aux quatre coins du monde - Ima

- 1963 : Pilote de terre Adélie - EPF

- 1966 : Tahiti - Hachette

- 1967 : Pôle Nord - Pôle Sud - Hachette - histoire, géographie, géologie

- 1968 : Sur la piste blanche - Robert Laffont - technique

Extrait : "En perpétuel état d'alerte parmi mes semblables par la structure même de leur société - étrangler de crainte d'être étranglé - j'avais trouvé la quiétude parmi les eskimos en y trouvant mon libre arbitre. L'aspect extérieur des relations entre individus, la carapace des conventions m'avaient aveuglé et je n'avais pas su voir chez les miens des qualités qui étaient apparentes chez mes amis eskimos. Et j'avais fini par croire que ce vernis n'était que "peinture sur bran". 

- 1971 : Terres polaires, terres tragiques - Plon - récit historique

- 1972 : Eskimos, nomades des glaces - Hachette - récit ethnologique

- 1973 : Smoke, Adaptation du livre de Will Henry, North Star, Presses de la Cité

- 1974 : Chiens de traîneaux, compagnons du risque. - Flammarion - récit et technique

- 1974 : La prodigieuse histoire des pôles - Nathan - géographie, histoire naturelle

- 1975 : Mes aventures polaires - G.P. Paris

Extrait : "Tout a commencé dans une cage en verre. La cage se trouvait dans une des salles poussiéreuses du Musée d'Ethnographie du Trocadéro, qui s'appelle aujourd'hui Musée de l'Homme, où je travaillais comme bénévole, tout en préparant le diplôme d'ethnologie. Dans la cage j'accrochais des masques de Nouvelle-Calédonie, parfois effrayant, qui sentait la naphtaline."

- 1975 : S.EAU.S, Groupe Paul-Émile Victor pour la défense de l'homme et de son environnement - écologie

- 1975 : La Vie des eskimos - Nathan - récit ethnographique

- 1976 : À l'assaut du pôle Nord - Gallimard - récit

- 1977 : Du Groenland à Tahiti - Nathan

- 1977 : Les Survivants du Groenland - Robert Laffont - récit historique

- 1978 : Protégeons l'eau - Nathan - écologie

- 1979 : Jusqu'au cou… et comment s'en sortir - Nathan - écologie

- 1979 : Nanouk l'Eskimo, avec André Berelovitch et Carlo Wieland - Seghers et Cuénot - album illustré, ethnologie

- 1980 : Les Loups, avec Jean Larivière - Nathan - récit zoologique

- 1981 : La Mansarde - Stock - autobiographie

- 1982 : Blizzards, aventures par -50° - Fayard - récit historique

Extrait : "A la fin du XVIIe siècle, après l'échec des Anglais qui avaient vainement tenté de découvrir le passage du Nord-Est, la navigateur hollandais William Barents repartit à son tour à la conquête de cette route maritime du Grand Nord, porte ouverte sur la Chine, le Japon, l'Inde, Les Philippines et les Mollusques".

- 1982 : Doumidia, Grasset - récit autobiographique et ethnologique

- 1983 : Les Pôles et leurs secrets - Nathan - géographie pour les jeunes

- 1987 : L'Iglou - Stock - autobiographie ethnologie

Extrait : "Le fjord apparaît à nos pieds, énorme, gris, terne, calme. Sinistre avec les taches noires des ouvertures d'eau autour des icebergs ou à la pointe des caps. Sur l'autre rive, la côte rongée, arrondie, et les icebergs enchevêtres. Au-dessus de tout ce gris, de tout ce noir : la ligne bleue, mystérieuse, du désert de glace sur lequel roulent de gros nuages menaçants. Ciel de cendre éteignant les montagne."

- 1988 : Eskimo - Stock - album photos ethnographiques d'Ammassalik 1934-1937

- 1989 : La Civilisation du phoque, Tome I : Jeux, gestes et techniques des Eskimo d’Ammassalik - avec Joëlle Robert-Lamblin, Chabaud et Colin

- 1990 : Premières expéditions au Groenland 1934-1937 - Nathan

- 1991 : Chants d'Ammassalik, avec Catherine Énel et Elisa Maqe - ethnographie

- 1992 : Planète Antarctique, avec Jean-Christophe Victor - Robert Laffont - géopolitique

- 1993 : La Civilisation du phoque, Tome II : Mythes, rites et croyances des Eskimo d’Ammassalik - avec Joëlle Robert-Lamblin, Raymond Chabaud

- 1993 : Chiens Arctiques - Arthaud - récit zoologique

- 1995 : Ah ! que le monde est beau ! - poèmes inuit mis en vers français par Jean Lescure, avec Catherine Énel et Elisa Maqe - Proverbe

- 1995 : Dialogues à une voix - Robert Laffont - pensées et récits



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